Les Maladies par intoxication

 

Ce groupe inclut les Maladies du Métabolisme intermédiaire qui entraînent une intoxication aigue ou progressive par l’accumulation de composés toxiques en amont du bloc enzymatique.

Ce groupe comprend les aminoacidopathies (phénylcétonurie, leucinose, homocystinurie, tyrosinémie…), les aciduries organiques (acidurie mathylmalonique, propionique, isovalérique…), les déficits du cycle de l’urée et apparentés (déficit en OTC, intolérance aux protéines dibasique…), les intolérances au sucre (galactosémie, intolérance héréditaire au fructose…).

Toutes ces affections, à quelques exceptions près, partagent des caractéristiques communes.

Elles n’interfèrent pas avec le développement embryo-fœtal et se présentent après un intervalle libre après la naissance par des signes cliniques d’intoxication aigue (vomissement, léthargie, coma, défaillance multiviscérale…) ou chronique (anorexie, retard de croissance, retard psychomoteur, cardiomyopathie…).

Elles sont susceptibles de décompenser « crises métaboliques », de façon récurrente à l’occasion d’évènements cataboliques (fièvre, infection intercurrente, jeûne…) ou lors de l’ingestion d’aliments « toxiques ».

Leur diagnostic repose sur les chromatographies des acides aminés sanguins et urinaires, organiques urinaires et le profil des acylcarnitines. La plupart de ces maladies sont traitables par l’épuration des composés toxiques en situation d’urgence (hémodialyse, médicaments épurateurs…) et par des régimes spéciaux restrictifs le reste du temps, à vie.

 

Source : Inborn Metabolic Diseases - 5ème édition - Chapitre 1 / Edition de SAUDUBRAY / VAN DEN BERGHE / WALTER